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Darwin Correspondence Project

From Oscar Comettant1   1 July 1877

Institut Musical | 64, rue Neuve-des-Petits-Champs Paris,

1 juillet 1877

Monsieur

Je viens, en qualité de collègue, comme ayant pris part au dernier congrès des amèricanistes à Nancy,2 apporter le fait suivant à votre connaissance.

Mon gendre, Mr. Ernest Lavigne, ancien èlève de l’ècole normale supèrieure, membre de l’universitè de France, homme de lettres et traducteur de Lucréce,3 a rèsolu de prendre chez lui six jeunes ètrangers (chiffre maximum) pour leur donner l’instruction universitaire les preparer au baccalaurèat et les rendre aptes à suivre les diffèrentes facultès de mèdicine, de droit, ou à embrasser tout autre carrière scientifique ou d’art.

Cette instruction génèrale faite en vue d’obtenir les diplomes de l’université de France, ne devra pas empècher l’étude particulière de la langue maternelle des jeunes étrangers et de l’histoire de leur pays. A cet effet, des maitres nationaux leur seront donnés.

Ces jeunes gens trouveront chez Mr. et Mme. Ernest Lavigne, dans leur maison située dans un des plus beaux quartiers et des plus aèrés de Paris, les soins affectueux et delicats de la famille avec un paternelle surveillance.4 Ils vivront comme les enfants de la maison: chacun aura sa chambre particulière comfortablement meublée et ils jouirent tous de cette sage liberté qui laisse à l’esprit son essor et rend le travail fructueux en le faisant agréable.

Sous la direction d’un maitre expèrimenté tel que Mr. Ernest Lavigne, il n’est pas tèmèraire d’assurer que les jeunes gens placès sous sa direction obtiendront leurs diplomes dans un temps relativement court.

Je n’entierai point dans le détail des ètudes qui suivront les les èlèves de Mr. Lavigne: le programme des ètudes classiques est suffisamment connu. Mais il me parait utile d’insister sur un point important que devront grandement apprècier, suivant moi, les familles.

Mr. Ernest Lavigne jugeant justement qu’une èducation reste incomplète si l’élève en même temps qu’il reçoit l’instruction proprement dite, n’èlève pas son esprit par d’utiles récrèations, entend que les jeunes gens qui lui seront confiés suivront le mouvement de la littèrature actuelle les progrès qui se rattachent aux Beaux Arts et à l’industrie   En consèquence, au moins deux fois par mois, les èlèves de Mr. Lavigne seront conduits dans les principaux théatres de Paris, dans les concerts de choix, aux expositions de peinture, aux expositions industrielles, etc. de telle sorte qu’il ne resteront ètrangers à rien de ce qui peut alimenter sainement l’intelligence et fortifier l’imagination.

Entre tous les jeunes gens, ceux qui se trouvent momentanèment èloignés de leurs parents ont plus particulièrement besoin de nobles distractions. L’education du beau privilège exclusif des enfants èlevès dans leur famille, les pensionnaires de Mr. Lavigne la recevront à Paris, sans qu’il encoute aux parents aucun surcroit de depense.

En effet, nul supplèment ne viendra se joindre au prix invariable de la pension pour les thèatres, les concerts, les visites aux expositions, aux musèes, en un mot pour aucun des divertissements aux quels Mr. Ernest Lavigne croira pouvoir conduire ses èlèves, pas plus que pour les soins à donner en cas de maladie, par le médecin attachè à la maison.

Le prix de la pension est de 5,000 francs par an, payables par semestre d’avance.

Telle est en peu de mots, monsieur et honorè collègue, l’exposé du plan d’èducation particulière adoptè par Mr. Lavigne. Il m’a paru qu’il était de nature à intèresser les familles étrangères et je prends la liberté de vous recommander mon gendre.

Comme homme de science, ses ètudes brillantes entre toutes et ses titres universitaires le recommandent suffisamment; aussi est-ce bien plutot pour me porter garant des soins intelligents et affectueux dont seront entourés les èlèves chez mon fils et ma fille, qui, en père de famille, je m’adresse aux pères de famille.

Permettez-moi de vous prier de communiquer les présentes explications aux personnes qui seraient dans l’intention d’envoyer leurs enfants à Paris pour y faire une éducation sèrieuse et obtenir leurs diplomes.

Je vous serais reconnaissant, Monsieur et honoré collègue, si vous trouviez le temps de m’accuser rèception de cette lettre, et je vous prie de recevoir à l’avance tous mes remerciements pour ce que vous voudrez bien faire en faveur de Mr. Ernest Lavigne.

Avec mes salutations les plus distinguèes | Oscar Comettant | homme de lettres, Directeur de l’institut musical

64, rue Neuve des Petits champs, Paris.

Footnotes

For a translation of this letter, see Appendix I.
The first international congress of Americanists took place at Nancy, France, in 1875 (Compte-rendu du Congrès international des Américanistes, vol. 1). The congress brought together experts on the ethnology, linguistics, geography, history, archaeology, and sociology of the Americas.
See Lucretius 1870.
Ernest Lavigne’s wife was Comettant’s daughter, Ernestine Clara. The location of their home is unknown.

Translation

From Oscar Comettant1   1 July 1877

Institut Musical | 64, rue Neuve-des-Petits-Champs Paris,

1 July 1877

Sir

I write to you in the capacity of a colleague, having taken part in the latest congress of Americanists at Nancy,2 to bring to your attention the following fact.

My son-in-law, Mr. Ernest Lavigne, former pupil of the École normale supérieure, member of the university of France, man of letters and translator of Lucretius,3 has decided to take into his home six young foreigners (maximum number) in order to give them university-level instruction, prepare them for the school-leaving certificate, and fit them to pursue the various studies of medicine, law, or to take up any other scientific or artistic career.

This general instruction, made with a view to obtaining the diplomas of the university of France, ought not to prevent the particular study of the native language of the young foreigners and of the history of their country. To this effect, teachers of their own nationality will be provided for them.

These young people will find at Mr. and Mme. Ernest Lavigne’s, in their house situated in one of the most beautiful districts in Paris and with the freshest air, the affectionate and delicate care of a family with a fatherly supervision.4 They will live like children of the family: each will have his own room, comfortably furnished, and they will all enjoy that wise liberty that lets the spirit rise and makes work fruitful by making it agreeable.

Under the direction of an experienced master like Mr. Ernest Lavigne, it is not reckless to assure you that the young people placed under his direction will obtain their diplomas in a relatively short time.

I will not enter at all into the details of the studies that the pupils of Mr. Lavigne will follow: the syllabus of classical studies is well known. However, it seems worthwhile to insist on one important point that families, I think, will greatly appreciate.

Mr. Ernest Lavigne, judging correctly that an education is incomplete if the student, at the same time as he receives instruction properly so called, does not elevate his spirit with useful amusements, intends that the young people entrusted to his care should follow the movement of current literature, the progresses that relate to the fine arts and industry. As a result, at least twice a month, Mr. Lavigne’s pupils will be taken to the principal theatres of Paris, to the best concerts, to exhibitions of paintings, to industrial exhibitions, etc., so that they will not be strangers to anything that could healthily nourish the intelligence and invigorate the imagination.

Of all young people, those who find themselves momentarily far from their parents have more particular need of high-minded entertainments. The education that is the exclusive and noble privilege of children brought up at home, the boarders at Mr. Lavigne’s will receive in Paris, without any additional expense on the part of the parents.

Indeed, there will be no addition to the fixed rate for boarders for theatres, concerts, visits to exhibitions, to museums, in a word, for any of the diversions to which Mr. Ernest Lavigne believes he can take his pupils, any more than there will be for the care to be given in case of illness, by the doctor attached to the house.

The cost of boarding is 5,000 francs a year, payable six months in advance.

Such is, in a few words, sir and honoured colleague, the statement of the particular plan of education adopted by Mr. Lavigne. It seems to me to be the sort of thing that would interest foreign families and I take the liberty of recommending my son-in-law to you.

As a man of science, his brilliant studies above all and his university qualifications sufficiently recommend him; also it is rather for me to give a guarantee of the intelligent and affectionate care with which pupils will be surrounded at the home of my son and daughter, I who, the father of a family, address myself to fathers of families.

Allow me to beg you to communicate these details to persons who intend to send their children to Paris to undertake a genuine education and obtain their diplomas.

I would be grateful to you, Sir and honoured colleague, if you found the time to acknowledge receipt of this letter, and please accept in advance my thanks for anything you might be willing to do in favour of Mr. Ernest Lavigne.

With my best regards | Oscar Comettant | man of letters, director of the Musical Institute

64, rue Neuve des Petits champs, Paris.

Footnotes

For a transcription of this letter in its original French, see QQQQ.
The first international congress of Americanists took place at Nancy, France, in 1875 (Compte-rendu du Congrès international des Américanistes, vol. 1). The congress brought together experts on the ethnology, linguistics, geography, history, archaeology, and sociology of the Americas.
See Lucretius 1870.
Ernest Lavigne’s wife was Comettant’s daughter, Ernestine Clara. The location of their home is unknown.

Summary

Circular letter advertising Ernest Lavigne’s scheme to educate wealthy foreign children in Paris.

Letter details

Letter no.
DCP-LETT-11029
From
Jean Pierre Oscar (Oscar) Comettant
To
Charles Robert Darwin
Sent from
Paris
Source of text
DAR 161: 216
Physical description
3pp (French)

Please cite as

Darwin Correspondence Project, “Letter no. 11029,” accessed on 23 January 2022, https://www.darwinproject.ac.uk/letter/?docId=letters/DCP-LETT-11029.xml

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